Kaoufè autour du monde
Kaoufè autour du monde

Le Capitaine

Jean-Luc né à Toulon le 05 Octobre 1960

Le Bateau

Euros 41 des chantiers AMEL "Kaoufè"

La Guadeloupe en Histoire

L'île fut occupée par les Arawaks dès le début de notre ère puis par les caraïbes. Ces derniers la nommait Karukera "l'île aux belles eaux", découverte le 4 Novembre 1493 par Christophe Colomb et baptisée du nom d'un monastère espagnol, Santa Maria de Guadalupa et Estramadure, elle sera colonisée en 1635 par les français de l'île de Saint Christophe, Duplessis d'Ossonville et Lienard de l'Olive. Moins bien administrée que la Martinique, elle fut occupée par les Anglais en 1759. Basse Terre, première ville bâtie par les Français avait pris de l'extension, mais les Anglais fondèrent Pointe à Pitre: l'origine de ce nom vient d'un Hollandais du nom de Peter (Pointe à Peter). La Guadeloupe fut rendue à la France lors du traité de Paris en 1763. Reprise en 1794, elle fut immédiatement libérée par le commissaire de la République Victor Hugues. Celui-ci, pour imposer le décret de la Révolution et l'abolition de l'esclavage, organisa la "terreur" contre les planteurs et les aristocrates. En 1802, Bonaparte rétablit l'esclavage (qui sera définitivement aboli qu'en 1848). Certains planteurs exilés, revinrent dans l'île, mais plus jamais la classe des créoles guadeloupéens ne trouvera sa puissance. Cela devait conditionner, par la suite, les répartitions des terres, une grande partie des exploitations agricoles étant rachetées puis regroupées par de grandes sociétés métropolitaines. L'économie de la Guadeloupe, département français depuis 1946, est étroitement liée à la métropole; en particulier par le développement des administrations publiques et la masse salariale qu'elles apportent. La départementalisation présente, comme en Martinique, des avantages économiques mais ne résout pas tous les problèmes. L'agriculture (banane et canne à sucre) proportionnellement en régression, reste néanmoins importante mais à la merci du marché international et des subventions. Le tourisme est depuis devenu la première activité économique de l'île. La population est composée:

- Essentiellement de Guadeloupéens de race noire ou de métis,

- De plus de 20.000 Indiens (immigrés au XIXème siècle), de culte et folklore différents,

- De blanc-pays décimé à l'époque de Victor Hugues, mais renforcés depuis, par des éléments "békés" Martiniquais. Ils sont encore 3000 environ,

- De fonctionnaires et particuliers métropolitains,

- De commerçants syro-libanais.

 

Les dépendances proches de la Guadeloupe

 

Sans ces petites îles qui l'entourent, la Guadeloupe perdrait certainement une partie de ses nombreux attraits touristiques. Assez proches pour qu'on les atteigne en peu de temps, elles vous donnent pourtant l'impression que vous êtes déjà loin de l'île principale, non tant par la distance, mais par un mode de vie bien distinct et spécifique ç chacune de ces îles. Si on ne les visite pas au cours d'une croisière, il reste la possibilité d'y accéder par les nombreuses vedettes assurant des lignes régulières (de Pointe à Pitre, Trois rivières ou St François) ou par voie aérienne, chacune de ces îles possédant un petit aérodrome.

 

Marie-Galante

 

L'île fut découverte par Christophe Colomb lors de son deuxième voyage le 3 Novembre 1493, qui lui donna le nom de ses caravelles "Maria Galanta". Suivant les dernières découvertes archéologiques (poteries), l'île fut occupée par les Amérindiens 2 à 3 siècles avant notre ère puis, pour finir par les Caraïbes entre le VIème ou le VIIIème siècle après J-C. Les français prirent pied dès le milieu du VIIème siècle pour y cultiver la canne à sucre.

Marie-Galante devint "l'île à sucre" avec plus de 100 moulins. Il en subsiste 70 plus ou moins en ruines. Même si la plupart des plantations périclitèrent au XIXème siècle, cette grosse galette de 160 km², posée entre la Dominique et la Guadeloupe, reste essentiellement agricole comme le puissant rhum qu'elle produit. La pêche, un peu d'élevage et depuis peu le tourisme complètent les ressources de ses 14.000 habitants environ. Un bon circuit routier permet de sillonner le l'intérieur ou de longer son littoral pour y découvrir des curiosités géologiques aux noms évocateurs: Gueule grand gouffre, Grotte du trou du diable mais certains de ces sites ne sont accessibles qu'avec des équipements spéciaux.

Les agglomérations de l'île sont de dimension modeste et se situent le long du littoral.

Au Sud-Ouest, la plus importante, Grand-Bourg, tire une grande partie de son activité de son petit port.

A l'Ouest, Saint-Louis, hameau de maisonnettes de couleur le long d'une superbe plage et plus au nord, Vieux-Fort devenu un simple village de pêcheurs après avoir été la principale implantation des premiers colons. Des vestiges de vieilles cases "en gaulettes" (branchages tressés) témoignent encore des anciennes méthodes de construction.

Sur la côte Est, face à l'Atlantique, Capestère abrite une très jolie plage derrière des massifs de coraux.

Ces petites bourgades ont peu d'infrastructures touristiques mais, pour autant, ont gardé une grande partie de leur caractère authentique et l'accueil n'en, est que plus agréable. Des petits restaurants et modestes 'lolo" offrent à des prix raisonnables diverses spécialités (souvent épicées) confectionnées avec les produits locaux.

On ne manquera pas de visiter une des distilleries pour y connaître le secret de la fabrication du rhum et apprécier, avec modération, son parfum et sa haute teneur en alcool. Plusieurs moulins (appelés "sucrôtes") des installations des anciennes plantations. La plus connue. l'Habitation Murat, a été joliment restaurée en musée.

 

Les Saintes

 

Découverte par Christophe Colomb en 1493 le jour de la Toussaint, l'archipel fut baptisé "Los Santos".

La diversité géographique de ce micro archipel de moins de 15km², constitué de deux îles principales, trois plus petites et de nombreux îlots, n'est plus à vanter.

Les hauteurs de ses "mornes" et la découpe de son littoral offrent aussi bien des points de vue inoubliables que des criques et des plages bien abritées. Les itinéraires de promenade cycliste ou pédestre sont nombreux et permettent, à l'occasion, d'y croiser quelques iguanes encore présents dans l'île car protégés.

Le charme naturel des Saintes est aussi rehaussé par l'évocation historique des lieux qui connurent, entre autres, le plus grand affrontement naval entre l'Angleterre et la France dans la Caraïbes. Le 12 Avril 1782, au large des Saintes, l'escadre française commandée par le comte de Grasse fut défaite par la flotte britannique de l'Amiral Rodney. Cette victoire devait avoir, par la suite, une importance primordiale quant à la suprématie anglaise sur les mers. Les Français, voulant faire des Saintes un bastion imprenable, construisent, au XIXème siècle, un ensemble de fortifications et de batteries dont le Fort Joséphine sur l'îlet Cabrit et le Fort Napoléon sur le morne Mire. Ce dernier dominant la magnifique baie de Terre-de-Haut a été restaurée et transformée en petit musée retraçant pour l'essentiel la célèbre bataille navale.

La population de 3000 habitants est répartie entre Terre-de-Haut et Terre-de-Bas, par moitié. Elle est très spécifique car les Saintois se réfèrent à leur descendance directe des premiers colons prétendument Bretons qui occupèrent l'archipel dès 1643. De fait, au cour des siècles le métissage a été très faible, les maigres cultures dues à l'aridité des terres ne nécessitant pas l'importation d'esclaves africains. Ce particularisme est surtout très marqué à Terre-de-Haut où la pêche fut toujours prédominante et les cultures réduites à l'essentiel. On compte encore plus de cent pêcheurs Saintois inscrits qui sillonnent les eaux de l'archipel guadeloupéen à bord de leurs "Saintoises".

On croisera donc souvent, au Bourg de Terre-de-Haut, quelques visages qui, bien que burinés par le soleil et les embruns, nous rappelleront les traits des Bretons et autres Normands des campagnes de France.

Autre particularité vestimentaire des Saintes qui tend à disparaître le "Salako". Ce large chapeau en fibres végétales tressées coiffait à l'origine l'infanterie coloniale de marine du Tonkin et fut importé aux Saintes par des engagés annamites.

A Terre-de-Bas, la terre plus cultivable permit quelques petites exploitations agricoles et la nécessité d'une main d’œuvre africaine d'où un métissage plus marqué.

Cette démarcation très relative de coloration entre la population de ces deux îles échappera peut-être au visiteur de passage. Elle semble toutefois conditionner certains rapports et le mode de vie entre ces deux îles, pourtant aussi proches que minuscules.

De même, le développement touristique est très inégal, les nombreuses infrastructures hôtelières étant principalement situées à Terre-de-Haut qui bénéficie, de plus, de plages abritées. Les restaurants y sont également beaucoup plus nombreux suite à l'intense fréquentation des touristes et plaisanciers.

Terre-de-Bas semblera donc bien plus rustique et moins développé, peut-être plus calme et authentique apprécieront certains.

 

La Désirade

 

Tabulaire et abrupte, la Désirade est posée à l'Est de la Guadeloupe comme une sentinelle aux avant-postes.

A court d'eau et désespérant d'atteindre une terre lors de son deuxième voyage, Christophe Colomb la baptisa 'Désirada" en Novembre 1493. Nom peu prédestiné à son triste avenir puisque l'île, dès le début de VIIIème siècle, devint une terre d'exil pour les lépreux et quelques décennies plus tard pour les fils de famille dévoyés. Quelques noms célèbres de la noblesse française à peine créolisée se retrouvent ainsi dans certains patronymes de l'île.

Aride, la terre ne se prêta qu'à la mini culture du coton, vite disparue à l'abolition de l'esclavage. Restaient pour la maigre subsistance des "Désiradiens" quelques cultures maraîchères, la pêche ou pour les plus hardis, l'engagement sur les navires marchands.

La léproserie fut fermée en 1954. Depuis, les 1700 habitants de l'île plus ou moins métissés, petits cultivateurs ou pêcheurs ont rarement connu des jours meilleurs et vivotent sur leur caillou calcaire e 22 km².

De temps à autre, un ouragan vient dévaster la fragile économie de l'île, tel Hugo e, 1989 laissant derrière lui que des cases dévastées.

Depuis peu quelques touristes viennent la visiter attirés par la beauté austère et sauvage de ses falaises battues par l'atlantique où l'on peut s'imaginer être à la proue d'un navire. D'autres, apprécient la quiétude de ses quelques plages de sable (Anse Petite Rivière, Plage su Souffleur).

Les deux agglomérations principales, simples bourgades, Grande Anse ( ou Beauséjour) à l'Ouest, Baie Mahault à l'Est sont reliées par l'unique route de l'île. L'hébergement y est assez sommaire mais à des prix relativement modiques. Les restaurants, modestes "lolo" servent quelques plats créoles simples mais peu onéreux. A tout cela, s'ajoute la gentillesse d'un accueil qui est gratuit.

Du petit port de pêche, des services réguliers de vedettes relient la Désirade en moins d'une heure à la Guadeloupe (St François).

 

Ces deux petits îlots quasi désert (et réserve marine protégée) sont difficiles d'accès pour les voiliers. Le mouillage dans la passe est accessible par le Nord-Ouest par beau temps, mais peut devenir un piège par gros temps de Nord-Est. Il est à déconseiller malgré son attrait, de Novembre à Mars et par forte houle de Nord. Terre-d'en-Bas est célèbre pour son phare qui date de 1835, l'un des plus anciens de Nouveau Monde. De nombreux Pointois y viennent le week-end en vedette rapide. Suite à cette intense fréquentation et malgré la protection de la réserve (matérialisée par des bouées spéciales), la faune mariney est devenu assez rare, mais une promenade pédestre permet parfois d'apercevoir de beaux Iguanes.

 

Petite-Terre

 

Ces deux petits îlots quasi déserts (et réserve marine protégée) sont difficiles d'accès pour les voiliers. Le mouillage dans la passe est accessible par le Nord-Ouest par beau temps, mais peut devenir un piège par gros temps de Nord-Est. Il est à déconseiller malgré son attrait, de Novembre à Mars et par forte houle de Nord. Terre-d'en-Bas est célèbre pour son phare qui date de 1835, l'un des plus anciens de Nouveau Monde. De nombreux Pointois y viennent le week-end en vedette rapide. Suite à cette intense fréquentation et malgré la protection de la réserve (matérialisée par des bouées spéciales), la faune marine est devenu assez rare, mais une promenade pédestre permet parfois d'apercevoir de beaux Iguanes.

 

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